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Observer les chauves-souris

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Aurez-vous encore peur des chauves-souris quand vous connaîtrez leur taille et leurs vraies habitudes alimentaires ? En savoir plus sur ces petits mammifères vous sera toujours utile, que vous ne sachiez pas quoi faire quand vous en voyez une, ou que vous souhaitiez les observer ou les protéger.

1. Les espèces de chauves-souris en France

La France est riche en espèces de chauves-souris, puisqu’on y trouve 34 des 41 espèces présentes en Europe… Sans parler des 132 vivant dans les territoires et départements d’outre-mer.

Toutes les espèces françaises sont considérées comme insectivores. Elles consomment effectivement mouches et moustiques, coléoptères, papillons et pucerons, mais araignées et autres petits invertébrés sont aussi au menu.

Et c’est grand comment ? En France vous ne croiserez que des espèces de petite taille, mesurant entre 3,5 et 10 cm de haut. C’est-à-dire que les plus petites font la taille d’un ticket de cinéma, et les plus grandes, la taille d’une souris d’ordinateur ! Leur envergure peut par contre être beaucoup plus imposante, évidemment.

Les espèces de chauves-souris présentes en France appartiennent à quatre grandes familles :
- les Minioptéridés
- les Molossidés
- les Rhinolophidés
- les Vespertilionidés.

La famille des Vespertilionidés est la plus grande famille de chiroptères en Europe !
Elle est représentée en France par 28 espèces, réparties en 8 genres : Barbastella (les barbastelles), Hypsugo, Myotis (les murins), Nyctalus (les noctules), Plecotus (les oreillards), Pipistrellus (les pipistrelles), Eptesicus (les sérotines) et Vespertilio.

La famille des Minioptéridés en France

Ils ressemblent à quoi ?
- pelage gris-brun très dense
- front très bombé.

Longueur (tête et corps) entre 5 et 6 cm.

Envergure
entre 30,5 et 34 cm.

Caractéristique
Ils ne s’abritent que dans des cavités souterraines.

 

Une espèce de Minioptéridé : le Minioptère de Schreibers Miniopterus schreibersii

 

© Laurent Arthur / Muséum de Bourges© Laurent Arthur / Muséum de Bourges

Où le trouver ? Dans la moitié sud-est de la France.

Signe particulier ? Son vol rapide rappelle celui des hirondelles.

L’info en plus Le Minioptère de Schreibers est le seul représentant en France du genre Miniopterus, genre qui a pourtant la plus vaste répartition au monde !

La famille des Molossidés en France

Ils ressemblent à quoi ?
- un pelage gris
- de longues ailes minces et arquées
- une longue queue nettement visible.

Longueur (tête et corps) entre 8 et 9 cm.

Envergure entre 40 et 45 cm. L’une des plus grandes chauves-souris d’Europe.

Caractéristique Les poils tactiles présents sur leur queue et leurs pieds les aident à se guider en arrière ou sur le côté dans les fissures des grottes.

Une espèce de Molossidé : le Molosse de Cestoni Tadarida teniotis

© Laurent Arthur / Muséum de Bourges© Laurent Arthur / Muséum de Bourges

Où le trouver ? Autour de la Méditerranée, et dans les Alpes, les Cévennes et les Pyrénées.

Signe particulier ? Le « tsic tsic » de ses signaux d’écholocation est audible pour l’Homme.

L’info en plus Il n’y a en France qu’une seule espèce de ce genre, pourtant représenté sur chaque continent !

 

La famille des Rhinolophidés en France

Ils ressemblent à quoi ?
- pelage dorsal brun : gris, brun clair, roux…
- pelage ventral blanchâtre, qui peut tirer sur le gris ou le jaune.
- un nez plissé en forme de fer-à-cheval !

Longueur (tête et corps) de 3,5 à 6,5 cm.

Envergure de 20 à 40 cm.

Caractéristiques
- c’est la seule famille de chiroptères à produire leurs ultra-sons par le nez au lieu de la bouche,
- ils s’enveloppent dans leurs ailes pour dormir ou hiberner.

Une espèce de Rhinolophidé : le Petit Rhinolophe Rhinolophus hipposideros

 

© Jessicajil / CC BY-SA 2.0© Jessicajil / CC BY-SA 2.0

Où le trouver ? France entière, et surtout en Corse, Bourgogne et Midi-Pyrénées.

Signe particulier ? Il ressemble à une petite poire quand il est accroché. Cette ressemblance est caractéristique du Petit Rhinolophe.

La famille des Verspertilionidés en France
> le genre Barbastella

Elles ressemblent à quoi ?
- pelage noir long et soyeux, parsemé de mèches claires,
- de larges oreilles qui se rejoignent au milieu du front.

Longueur (tête et corps) entre 4,5 et 6 cm.

Envergure entre 24 et 29 cm.

Caractéristique Peuvent parcourir 300 km entre leurs sites de reproduction et d’hivernage.

Une espèce de Barbastella : la Barbastelle d’Europe Barbastella barbastellus

© Laurent Arthur / Muséum de Bourges© Laurent Arthur / Muséum de Bourges

Où la trouver ? France entière.

Signe particulier ? Elle est entièrement noire, à l’exception du ventre.

L’info en plus Particulièrement visible dans les régions d’élevage, où elle se maintient mieux que dans les zones urbanisées.

La famille des Vespertilionidés en France
> le genre Hypsugo

Ils ressemblent à quoi ?
- museau, oreilles et pattes noires,
- pelage dorsal long et brun doré,
- pelage ventral gris-blanc.

Longueur (tête et corps) entre 4 et 5,5 cm.

Envergure entre 22 et 25 cm.

Caractéristique Une seule espèce en France.

Une espèce d’Hypsugo : la Vespère de Savi Hypsugo savii

Où la trouver ? Autour de la Méditerranée.

Signe particulier ? Elle pratique le vol plané sur plusieurs dizaines de mètres ! C’est quasiment la seule espèce d’Europe à le faire.

L’info en plus En été, on peut la voir voler dès la fin de l’après-midi.

 

La famille des Vespertilionidés en France
> le genre Myotis (les murins)

Longueur (tête et corps) de 3,5 à 8 cm.

Envergure de 19 à 43 cm.

Caractéristique Au repos les murins ont les ailes repliées le long du corps.

Une espèce de Myotis : le Murin à oreilles échancrées Myotis emarginatus

© Gilles San Martin / CC BY-SA 2.0© Gilles San Martin / CC BY-SA 2.0

Où le trouver ? France entière. Notamment dans le bassin de la Loire.

Signe particulier ? Une fois accroché, il a la forme d’un petit cercueil. C’est à cause de la position légèrement oblique de ses avant-bras.

L’info en plus Il revient de chasse couvert de fils de soie, car il consomme surtout des araignées.

Une autre espèce de Myotis : le Murin de Daubenton Myotis daubentoni

© Gilles San Martin / CC BY-SA 2.0© Gilles San Martin / CC BY-SA 2.0

Où le trouver ? France entière.

Signe particulier ? Comme le murin de Capaccini et le murin des marais, il a de grands pieds grâce auxquels il chasse les insectes au ras de l’eau.

La famille des Vespertilionidés en France 
> le genre Nyctalus (les noctules)

Elles ressemblent à quoi ?
- pelage brun roux, voire cuivré, à l’aspect lustré
- ailes longues et étroites, qui semblent se rejoindre sous le corps pendant le vol.

Longueur (tête et corps) de 5 à 10,5 cm.

Envergure de 26 à 46 cm.

Caractéristiques
- les noctules sont des migratrices, qui peuvent parcourir 1 500 km entre le Nord-Est et le Sud-Ouest de l’Europe,
- elles dégagent une agréable odeur musquée.

Une espèce de Nyctalus : la Noctule commune Nyctalus noctula

© Laurent Arthur / Muséum de Bourges© Laurent Arthur / Muséum de Bourges

Où la trouver ? France entière, et particulièrement dans le Centre-Ouest.

Signe particulier ? On peut la voir voler en plein jour à l’automne, quand elle revient en France.

 

Une autre espèce de Nyctalus : la Grande noctule Nyctalus lasiopterus

Où la trouver ? Plutôt rare, elle est surtout présente dans les Landes, le Massif central et en Corse. On la trouve aussi dans le Limousin, en Auvergne…

Signe particulier ? C’est la plus grande chauve-souris d’Europe. Son autre signe particulier ? La présence d’une crinière chez les mâles.

L’info en plus C’est la seule chauve-souris d’Europe à manger des oiseaux ! Mais c’est surtout pendant les migrations, quand les petits oiseaux migrateurs sont une source de nourriture substantielle immédiatement disponible.

La famille des Vespertilionidés en France 
> le genre Plecotus (les oreillards)

Ils ressemblent à quoi ?
- de très longues oreilles qui se rejoignent au milieu du front,
- des ailes larges et courtes,
- un pelage ventral blanc.

Longueur (tête et corps) de 4 à 6 cm.

Envergure de 24 à 30 cm.

Caractéristiques
- ils replient leurs oreilles, ou les rangent sous leurs ailes pendant le repos et l’hibernation.
- ils peuvent faire du vol stationnaire.

Une espèce de Plecotus : l’Oreillard gris Plecotus austriacus

© Jasja Dekker / CC BY-SA 2.0© Jasja Dekker / CC BY-SA 2.0

Où le trouver ? France entière. Surtout dans l’Ouest et autour de la Méditerranée.

Signe particulier ? Il a un masque noir autour des yeux qui est particulièrement bien visible.

 

La famille des Vespertilionidés en France 
> le genre Pipistrellus (les pipistrelles)

Elles ressemblent à quoi ?
- museau, ailes et pattes sombres,
- pelage brun.

Longueur (tête et corps) de 3,5 à 5,5 cm.

Envergure de 21 à 26 cm.

Caractéristiques
- chassent et habitent principalement à proximité de l’Homme : villes, villages…
- passent l’hiver et l’été dans des habitations,
- chassent sous les lampadaires les insectes attirés par la lumière.

Une espèce de Pipistrellus : la Pipistrelle commune Pipistrellus pipistrellus

© Gilles San Martin / CC BY-SA 2.0© Gilles San Martin / CC BY-SA 2.0

Où la trouver ? France entière.

Signe particulier ? C’est l’une des plus petites espèces de chauves-souris, et la plus fréquente.

L’info en plus Contrairement à d’autres espèces nocturnes, elle tolère particulièrement bien l’urbanisation et la pollution lumineuse.

Une autre espèce de Pipistrellus : la Pipistrelle de Kuhl
Pipistrellus kuhlii

Où la trouver ? Dans la France entière, à l’exception de quelques départements du Nord et de l’Est.

Signe particulier ? Ses ailes noires sont bordées d’un liseré blanc.

L’info en plus Elle tend à prendre la place de la pipistrelle commune dans le Sud de la France.

 

La famille des Vespertilionidés en France 
> le genre Eptesicus (les sérotines)

Elles ressemblent à quoi ?
- museau, oreilles et ailes noirs,
- pelage dorsal brun, sombre, long et soyeux,
- ailes larges.

Longueur (tête et corps) de 5 à 8 cm.

Envergure de 24 à 38 cm.

Caractéristique Les sérotines gîtent très souvent dans les bâtiments.

Une espèce d’Eptesicus : la Sérotine commune Eptesicus serotinus

© Laurent Arthur / Muséum de Bourges© Laurent Arthur / Muséum de Bourges

Où la trouver ? France entière.

Signe particulier ? Emet des grésillements bien audibles avant de s’envoler.

 

Une autre espèce d’Eptesicus : la Sérotine de Nilsson Eptesicus nilssoni

© Magne Flâten / CC BY-SA 3.0© Magne Flâten / CC BY-SA 3.0

Où la trouver ? En altitude.

Signe particulier ? C’est la plus nordique des chauves-souris européennes, puisqu’on la retrouve au-delà du cercle polaire !

La famille des Vespertilionidés en France
> le genre Vespertilio

Ils ressemblent à quoi ?
- museau et ailes noirs,
- pelage dorsal long à la coloration unique : brun foncé avec des pointes argentées.

Longueur (tête et corps) entre 5 et 6,5 cm.

Envergure entre 26 et 33 cm.

Caractéristique Cette espèce plutôt sédentaire peut cependant migrer sur de très longues distances, le record est de 1787 km entre la Russie et la France.

Une espèce de Vespertilio : le Vespertilion bicolore Vespertilio murinus

© Laurent Arthur / Muséum de Bourges© Laurent Arthur / Muséum de Bourges

Où le trouver ? Régions tempérées froides et d’altitude : Nord de l’Alsace, Vosges, Massif central, Auvergne, Alpes et Alpilles.

Signe particulier ? C’est la seule espèce de chauve-souris d’Europe dont les femelles ont deux paires de mamelles fonctionnelles !

L’info en plus Cette espèce donne régulièrement naissance à des jumeaux.

 

2. Où trouver des chauves-souris

Les chauves-souris occupent des gîtes variés, qui varient en fonction de l’espèce et de la période de l’année (hivernage ou reproduction et élevage des jeunes).

Ces gîtes présentent cependant des points communs : ce sont des lieux sombres, abrités du vent, et où la température et l’humidité restent stables. Ils peuvent être naturels ou construits par l’Homme, en hauteur ou sous terre, chauds ou frais.
Quelques exemples ? Grottes et ponts sont assez connus, mais les chauves-souris peuvent aussi gîter dans les fissures des falaises ou des murs, dans les arbres creux, derrière les volets, sous les corniches et les linteaux, dans les mines et les tunnels, les haies, les greniers et les granges, sous les tuiles des toits…

On en trouve beaucoup dans les constructions humaines, alors ne les dérangez pas !

L’info en plus Pour avoir une chance d’observer les chauves-souris en forêt, mieux vaut se poster près des lisières, des chemins et des plans d’eau.

3. Protéger les chauves-souris

3.1. Des chauves-souris à la maison

Une chauve-souris à la maison !
Les incursions solitaires arrivent le plus souvent en juillet, quand les jeunes nés quelques semaines auparavant ne savent pas encore bien voler. Pour faire sortir la chauve-souris, fermez la porte et éteignez la lumière. Puis ouvrez la fenêtre et laissez-la seule, elle sortira d’elle-même.

Une colonie à la maison ! Je veux/Je ne veux pas qu’elles reviennent
Ces petits mammifères ne peuvent pas proliférer soudainement, car à l’instar des humains ils n’ont qu’un petit par an. Les chauves-souris sont par contre fidèles à leurs gîtes. Si vous souhaitez aménager les lieux pour leur retour, ou ne pas les voir revenir, n’agissez pas seul. Prenez des mesures à l’automne en concertation avec le coordinateur chauves-souris de votre région : http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm

Vont-elles tout abîmer ?
Les chauves-souris se nourrissent d’insectes, elles n’ont donc aucun goût pour votre charpente, vos matériaux d’isolation ou vos câbles électriques. Elles sont par contre très friandes de moustiques, guêpes, mouches, fourmis… Une présence appréciable en été !

Et si c’était dangereux ?
Le guano des chauves-souris d’Europe n’est pas pathogène. De plus il constitue un excellent engrais ! Une simple bâche étanche à l’aplomb de la colonie, un ramassage une fois par an à l’automne, sont les seuls efforts qu’il vous coûtera.

3.2. Chauves-souris en danger ?

Une chauve-souris blessée
Il ne faut toucher une chauve-souris que si elle est vraiment blessée ou en danger, c’est-à-dire au sol, dans un caniveau, au pied d’un mur, ou en plein soleil.

Utilisez toujours une paire de gants épais. Placez délicatement la chauve-souris dans une boîte bien fermée de type boîte à chaussure, au couvercle troué. Un petit couvercle de pot rempli d’eau peut y servir d’abreuvoir. Ne donnez surtout pas de lait, de viande ou de fruits. Placez la boîte dans un endroit calme et frais (cave, appentis…). Contactez au plus vite le centre de soins ou le coordinateur de votre région :

Centres de soins http://www.museum-bourges.net/chauve-souris-un-r%C3%A9seau-d%27aide-29.html

Coordinateurs de la SFEPM http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm

Un bébé abandonné ?
Le plus souvent le bébé est simplement tombé de son gîte, dont l’entrée se trouve juste au-dessus de là où vous l’avez trouvé. Mettez une paire de gants épais et placez-le au bord de l’entrée (souvent repérable par les petites crottes noires autour), il rejoindra sa colonie lui-même.

Quelques critères pour reconnaître les bébés : ils sont gris-rose, avec le poil bien ras, ils ne volent pas, et surtout on ne peut en voir qu’en début d’été (juin-juillet).

Si vous ne retrouvez pas son gîte, il faut l’emmener dans le centre de soins le plus proche :

http://www.museum-bourges.net/chauve-souris-un-r%C3%A9seau-d%27aide-29.html

3.3. Quelques actions simples à faire autour de soi

Si vous savez où se trouvent des chauves-souris, ne dérangez pas les colonies, n’ouvrez pas les gîtes. Les chauves-souris sont des animaux fragiles. Un réveil en hiver peut leur faire perdre leurs réserves de graisse et mettre leur vie en danger, et un dérangement en été peut les inquiéter grandement car c’est l’époque de l’élevage des jeunes.

 A la maison
- garder son chat au chaud la nuit
L’explication Le chat est le prédateur de chauves-souris au plus grand tableau de chasse ! Et pourtant il ne les mange même pas…  Alors si le vôtre vous ramène des chauves-souris comme trophées, gardez-le au chaud la nuit…

A la maison
- utiliser des substances non toxiques pour le traitement des charpentes
L’explication Les chauves-souris nichent dans les charpentes, et sont donc en contact avec les substances de traitement. Lorsqu’elles sont toxiques celles-ci empoisonnent les chauves-souris soit par contact soit en s’accumulant dans les graisses. C’est ainsi que le lait maternel est contaminé, et les jeunes empoisonnés.  

Dans le jardin et les cultures
- utiliser des pesticides biologiques
- conserver ou planter des arbres fruitiers
L’explication Les arbres fruitiers attirent les insectes, principale source de nourriture des chauves-souris. L’utilisation de pesticides biologiques permet de cibler leur action, donc ne pas tuer tous les insectes en une seule fois, et surtout, de ne pas contaminer les chauves-souris qui les consomment.

Ci-dessous une liste des fleurs, plantes et arbres dont la présence favorisera la présence et les ressources alimentaires des chauves-souris :

FLEURS
- Giroflée odorante (Matthiola bicornis)
- Héliotrope (Heliotropium x hybridum)
- Julienne des dames (Hesperis matronalis)
- Onagre (Oenothera biennis)
- Saponaire officinale (Saponaria officinalis)
- Silène penché (Silene nutans)
- Silène noctiflore (Silene noctiflora)
- Silène enflé ou claquet (Silene vulgaris)
- Tabac d’ornement (Nicotiana affinis)

HERBES AROMATIQUES
- Bourrache
- Ciboulette
- Marjolaine
- Mélisse
- Menthe

PLANTES GRIMPANTES
- Chèvrefeuille des jardins (Lonicera caprifolium)
- Chèvrefeuille italien (Lonicera etrusca superba)
- Chèvrefeuille japonais (Lonicera japonica halliana)
-
Cymbalaire des murs ou Ruine-de-Rome (Cymbalaria muralis)
-
Eglantier des chiens (Rosa canina)
-
Jasmin blanc (Jasminum officinale)
-
Lierre grimpant (Hedera hélix)
- Mûriers
- Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris)
- Rosier robigineux ou rosier musqué du Chili (Rosa rubiginosa)
- Rosier des champs (Rosa arvensis)

ARBRES ET ARBUSTES
- Aulne noir ou aulne poisseux (Alnus glutinosa)
- Bouleau (Betula pendula)
- Chêne (Quercus robur, Quercus petrea)
- Epine noire ou prunellier (Prunus spinosa)
- Erable champêtre (Acer campestre)
- Frêne (Fraxinus Excelsior)
- Noisetier (Coryllus avellana)
- Saule marsault (Salix caprea)
- Sureau noir (Sambucus nigra)
- Viorne obier (Viburnum opulus)

Dans le jardin et les cultures
- conserver des plans d’eau (mares, bassins de récupération d’eau…) et y laisser une petite planche
- bâcher sa piscine
L’explication Tout plan d’eau est favorable aux chauves-souris, par les insectes qu’il attire et l’eau potable disponible. La présence d’un flotteur est nécessaire pour éviter les noyades, car les chauves-souris ont besoin d’un plan fixe pour reprendre leur envol. Elles risquent d’être empoisonnées par le chlore si les piscines ne sont pas bâchées.

Près de la route
- conserver des haies et des alignements d’arbres, notamment quand ils sont perpendiculaires à la route
L’explication C’est un moyen naturel de détourner les chauves-souris de la route. Les chauves-souris et bien d’autres animaux ! Les haies sont aussi des sites de chasse, et des abris où se cacher des prédateurs.

Dans la nature
- se renseigner sur les grottes et les sites de spéléologie avant de s’y rendre
L’explication Pour que votre exploration souterraine soit un moment de rencontre avec les chauves-souris, plutôt que de dérangement mutuel, renseignez-vous sur les sites que vous souhaitez visiter. Evitez d’éclairer directement le plafond, privilégiez la lumière électrique plutôt que l’acétylène qui dégage de la chaleur et de la fumée… Et surtout il ne faut pas toucher les chauves-souris ou les prendre en photo au flash ! L’effet de surprise pourrait les tuer.

Les adresses utiles
> Centres de soins dans toute la France pour chauves-souris :
http://www.museum-bourges.net/chauve-souris-un-r%C3%A9seau-d%27aide-29.html

> Les coordinateurs du groupe Chiroptères de la SFEPM (Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères) : http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm

3.4. Construire un gîte

Les plans
http://www.sfepm.org/NuitChauveSouris/images2/Quefaire/plannichoirchirosBATS.pdf

Réalisation
- Utiliser du bois brut, non poncé. Les chauves-souris pourront s’accrocher au gîte plus facilement s’il est rugueux.
- Ne pas peindre ou coller le gîte pour éviter la présence de substances toxiques.
- Prévoir une entrée d’au moins 6 cm.

Installation
- Sur un arbre ou sur la maison (toit, corniche, grenier). Pas à proximité des fenêtres, des chambres ou de la cuisine.
- Fixé de façon stable, ne doit pas vaciller.
- Placé à plus de 3 mètres du sol afin d’être hors de portée des prédateurs.
- Entrée placée vers le bas.

Précautions
- Son occupation par les chauves-souris peut prendre plusieurs années, et peut n’avoir lieu que l’été, car le gîte ne protège pas contre le gel.
- Ne pas déranger les chauves-souris, surtout en hiver car un réveil ou un envol pourrait les tuer. Il ne faut surtout pas ouvrir les gîtes en été.
- Ne pas manipuler les chauves-souris.

L’info en plus Il est aussi possible d’installer des chatières en toiture pour donner accès aux combles ou à un gîte.

4. Pour en savoir plus

4.1. A l’intérieur d’un gîte : les vidéos

4.2. Sciences participatives

Envie d’écouter les chauves-souris ? Rejoignez Vigie Chiro ! Ce réseau d’observateurs fait partie de Vigie Nature, le programme de sciences participatives du Muséum. Afin d’obtenir le plus de données possibles, il est fait appel à toutes les bonnes volontés, y compris la vôtre ! Après une formation, vous pourrez vous aussi participer à l’enregistrement des ultra-sons. N’attendez plus pour participer à l’avancer des connaissances !
http://vigienature.mnhn.fr/chauves-souris

L’info en plus Les enregistrements d’ultra-sons des chauves-souris permettent également de mieux connaître les orthoptères nocturnes. C’est ainsi qu’est né le SAUT, le Suivi Acoustique Ultrasonore des Tettigoniidés. Des détails et des explications ici

Et si vous avez envie de savoir enfin différencier sauterelle, grillon ou decticelle juste à l’oreille, venez écouter leurs stridulations

5. La Nuit de la Chauve-Souris

Chaque été, venez découvrir les chauves-souris grâce aux bénévoles animant la Nuit de la chauve-souris !
Depuis 17 ans, et sous l’égide de la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), des sorties et des conférences sont proposées gratuitement dans toute la France, ainsi qu’au Muséum national d’Histoire naturelle.
Pour écouter leurs cris et mieux comprendre leurs modes de vie, leurs techniques de chasse, et les menaces qui pèsent sur les chiroptères français, rendez-vous le 23 août 2014 ! 
http://www.nuitdelachauvesouris.com/